Femmes confinées mais reliées !

jeudi 2 avril 2020

Jour 13 Une tunique indienne bleu turquoise

Au matin du 12ème jour, amies imaginées, je suis invitée à vous rejoindre dans notre yourte chaleureuse.

je me suis enveloppée d'une tunique indienne bleu turquoise et j'ai pris mon crayon pour aller jusqu'à vous...

pour vous dire le temps qui passe vite, trop, la vie aussi...

tellement d'eau a coulé sous les ponts depuis la source !

j'ai suivi le courant doucement, flotté sur le dos en regardant le ciel, doucement...

mis parfois la tête sous l'eau pour voir ou sans le vouloir, essayé d'éviter les éclaboussures,

rêvé parfois de remonter le courant,

rejoint la berge de temps en temps pour mieux regarder les autres, ou un reflet dans l'eau,

écouté, contemplé souvent...

et fait  sécher au soleil de printemps ma tunique bleu turquoise pour boire un thé avec vous...

Genmaïcha ? Ça vous va ?

 

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mercredi 1 avril 2020

Jour 12 Bouée

Bordel Organisé Utile Ecolo Enervant  

OU

Bonus Ouvert Ultime Evident Econome

OU

Bivouac Onirique Universel Epurant Elastique

Mais rien à voir avec une bouée me direz-vous !
Simple jeu créatif, puisque nous avons le temps de jouer avec une bouée dans le temps.

Bouée-titude, lassitude, altitude des profondeurs.
Bouée des temps modernes
Temps suspendu sous les bras
Ballants, sans maillot
à poil dans le temps qui passe et qui s'en fou
Foutraque et attrapé au milieu du grand large
à temps pour sauver notre nature cette dame élégante (?) qui lance le microbe comme bouée

Infiniment petit dans l'inifiment grand
Comme cette bouée au milieu d'un océan.

Bouée ben quoi ?

Attrape. C'est le moment.

Tu l'attrape, tu la tiens et t'attends le secours de la physique quantique.

L'expérience par l'imagination qui avèrera ta réalité.

La bouée c'est une femme qui s'accroche à ce qui doit rester en vie, bordel !

Inspiration - Expiration du jour, merci vous m'avez sauvez du naufrage de la solitude. Je vous embrasse

Posté par kinou66 à 18:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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La lettre d'Annie Ernaux

Monsieur le Président,

 « Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps ».

À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre.

Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et ce qu’on pouvait lire sur la banderole d’une manif en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts – résonne tragiquement aujourd’hui.

 Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux,  tout ce jargon technocratique dépourvu de  chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays :  les hôpitaux, l’Education nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de  livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle,  la vie matérielle.

 Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas  là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps   pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent  déjà  sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine.

 Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde  où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie,  nous n’avons qu’elle, et  « rien ne vaut la vie » –  chanson, encore, d’Alain  Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui  permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale. »


 

Annie Ernaux

Posté par unelettrepourl à 11:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]

mardi 31 mars 2020

Jour 11, Faire le Vœu de dire Non…

Puisque l’on se connait seulement du bout des doigts sur nos claviers, avant de vous parler de mon vœu, encore faut-il que vous me connaissiez un tant soit peu. Hauts les cœurs, moi qui déteste la routine me voilà servie !! Rien n’est comme avant. Prisonniers de nos intérieurs nous sommes invités à explorer notre intérieur, à y trouver pour certains et certaines, le sens de nos vies. Explorer ainsi est chose que je fais du reste énormément, je n’ai pas attendu le confinement. C’est la nécessité qui m’y a fait basculer, dans ce tréfond de moi, depuis que mon corps a tenté, il y a 3 ans, de se disloquer, le petit malin, sa façon bien à lui de tintinnabuler que quelque chose en moi clochait. Alors introspection pour dire non à ce qui n’est pas moi, pour ne plus répondre aux injonctions. Celles de la société, des parents, des gens bien-pensants-qui-voudraient-quand-même-qu’on-pense-autrement. Ce temps au ralenti est comme une sorte de suite à ces questionnements d’alors. Comme nous sommes à l’abri, dans ce qui pourrait-être un ventre maternel, une gestation s’invite à nous. Gestation pour aller dans une autre direction, pour redéfinir les priorités, changement de direction qu’un facteur, externe cette fois, a enclenché.

Alors je décide d’acter mes pensées, de construire en mettant bout-à-bout mes idées, un pas après l’autre pour ne pas trop s’en inquiéter. Je cultive la confiance, j’arrache la mauvaise herbe des doutes que l’on a pu m’inculquer, d’un terrain vierge je voudrais que grandisse la suite, celle dont j’ai rêvé.

De mon passé fait de sciences, qu’on appelle joliment molles, je retiens la transformation constante du vivant, l’impermanence nourricière et féconde. Non, l’absence de mouvement n’est pas de ce monde. Ce tout petit virus m’interpelle, moi qui ai passé des années les yeux rivés à mon microscope, à sonder l’invraisemblable, l’indicible invisible. Nous le savons, il a le don de muter, muter, muter, plus vite qu’il ne faut de temps pour en parler. Il m’inspire donc une œuvre dans laquelle les pièces d’argiles s’enchaînent les unes aux autres, dans une proximité, dans une continuité, dans une logique que seules mes mains comprennent. Le 4ème maillon de cette chaîne vient de naître, le troisième, étonnamment, a fait un saut d’espèce, tout comme le virus à pris son élan pour sauter du pangolin à l’humain, bel exploit, il a pris son envol, son indépendance. Creusée de 2 vides au lieu d’un, la petite sculpture répond par 2 fois à son nom, Co-Vide-19.

Ce beau partage de nos intimités, sans forcément se connaître, me donne envie de vous présenter ces 4 petites choses. La terre est venue à moi dans un moment de ma vie où mes filles avaient, étrangement, tout doucement, subrepticement grandi, quel étonnement ! Le doux contact de la terre remplace peu à peu ce besoin de maternité, l’argile moelleuse remplace un autre vide, celui qu’elles vont immanquablement laisser, quand elles aussi vont s’envoler. Donnez-moi encore quelques années, point de stress ajouté, s’il-vous-plaît, c’est mauvais pour la santé, ça démolit l’immunité, c’est SCIENTIFIQUEMENT prouvé ! Ne nous infligez donc plus vos peurs imbéciles, à longueur de journées, pitié, sans quoi le virus va justement, étrange paradoxe, dans nos cellules se multiplier au lieu de nous laisser en paix ! Tiens, c’était ma « spécialité » l’immunité, du temps d’avant, quand je tentais de comprendre le vivant. Pour que m’apparaisse bientôt que ce vivant avait fui ces laboratoires. Ceux-là mêmes qui croyaient sonder la vie… restaient pourtant sans vie. Je les fuyais donc à mon tour.

Je fais le vœu, dont je vous veux les bienveillants témoins, que mes filles trouvent leur chemin bien plus vite que je n'ai trouvé le mien, qu’elles n’écoutent pas la peur qui, grandissants, nous est infusée, perfusée, à longueur de temps. Je fais le vœu qu’elles disent NON, qu’elles écoutent seulement leur cœur pour toujours lui rester fidèle…

 

Yona, 50 ans tout rond (merci au fils d’Aude pour cette TRES bonne question, comment être soi-même dans la vie ? Merci, Isabelle pour ce touchant message qui donne envie de t’envoyer une bouée et que je ne lis qu’après avoir écrit mon texte, mais ça tombe bien je t'envoie, toutes d'argiles revêtues, de petites bouées) …

 

CoVide 19 1 2

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CoVide19 3

Posté par YonaZa à 16:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 30 mars 2020

Jour 10

Cette page blanche qui ne l’est dèjà plus ne voulait pas de moi… j’ai eu un mal fou à revenir vers vous. La yourte chaude, Nadine Naïade adorable féline qui loge dans mon coeur comme dans un sofa, m’appelaient de loin, je les voyais mais, impossible, impossible d’avancer, de trouver la force de m’ériger, de me verticaliser vers cette page blanche pour y poser mes mots, mes maux, memo, m’emotions qui me traversent en ce moment, ou ce qui y ressemble.

 

Je suis noyée, ou presque...j’ai senti l’eau monter, petit à petit ces derniers jours, dans une main j’avais une cruche qui versait de l’eau, et de l’autre une louche pour enlever le trop plein, mais l’eau montait quand même… !

 

Noyée : 1723 mails étoilés non lus, que j’aurais voulu, peut être dû lire dans ma boite perso

Noyée : 758 mails étoilés non lus, que j’aurais voulu, peut être dû lire dans ma boite associative

Noyée : 472 mails étoilés non lu, que j’aurais voulu, peut être dû lire dans ma boite pro

 

 

 

VOEU...merci...femme dont je ne me souviens plus du prénom.

Merci du fond du coeur.

Voeu de blanc

Voeu de vide

vœu d’espace

 

ce soir je n’ai pas encore lu les 61 messages du groupe Whatsapp de mon boulot, car vers 16h, j’ai décidé de boucler le micro des notifications….

Ce soir je n’ai pas envoyé le compte rendu de mon travail à la secrétaire, encore…

Ce soir je n’ai pas résolu le probleme de l’installation du logiciel zoom sur mon ordi pour la réunion que j’ai du coup ratée ce matin, mais qui reviendra demain 

Ce soir je n’ai pas fait la méditation que je voulais m’offrir aujourd’hui avec Deepak Chopra

Ce soir je n’ai pas fait de yoga, de mouvements pour me détendre, me reposer, me déposer

Ce soir j’ai marché sous les arbres là-haut sans les regarder… j’ai appelé ma mère, j’ai écouté quelques messages en retard

Ce soir j’ai pédalé comme une dératée, ma façon à moi de crier, d’expulser, de vociférer

Ce soir je n’ai pas, encore une fois, pris le temps d’écrire dans le cahier que je destine à mon fils dans pas longtemps, je suis en retard...

Ce soir je sais que si la nuit dernière le sommeil ne venait pas, que si mon pouvoir de décision, mon pouvoir de choisir n’étaient plus là, c’est que je m’étais perdue, perdue ...dans le dédale de …

le dédale de mes messages

le dédale de mes envies

le dédale de mes élans

le dédale

dédale, voilà un joli mot à transmettre, peut être…

 

Ce soir je n’ai pas retrouvé le mail de la femme qui parle de son fils, et qui ne sait pas quoi lui répondre, ce soir je n’ai pas compris comment visiter la yourte , ni quels changements nos fées nous avaient concoctés…

Ce soir à nouveau , et plus encore, ce sentiment que je risque, incessamment d’EXPLOSER.

Exploser, joli mot aussi à transmettre, peut être.

 

Cardamome31 est une erreur, car mon prénom c’est Isabelle,

Cardamome31 n’est qu’un pseudo, un mot de passe qui me robotise.

 

Je vous quitte.

J’ai besoin de temps…. Pour faire le ménage, pour me libérer de tout ce qui obstrue le passage, tout ce qui me contracte et bloque le cours de ma vie.

Il me faut me rassembler, aller à l’essentiel, me retirer, me retrouver.

 

Merci Nadine, franchement, j’aurais adoré m’asseoir avec toi dans la yourte, rire et boire un bon coup, et puis vous rencontrer, chanter, danser...

Mais là, NON, je n’y suis pas, ou pas assez à mon goût…

 

Le mot que je transmets , tout compte fait, est NON

Ce mot arrache quelque chose en moi

NON

parce que c’est mieux pour moi,

NON

parce que je souhaite me respecter au plus profond,

 

NON

parce que je veux, j’aime, c’est trop vital, être VRAIE, dire VRAI.

 

Faire un choix n’est pas facile.

On perd et on gagne

C’est la conscience qui nous aide !?

 

Ah… un petit bip ! Le texto de Naîade, sensible me tend la main…

J’arrive….

 

MAIS, même si je vous AIME,

je vous QUITTE

 

Bonne suite !

Et A bientôt, qui sait !?

 

Isabelle

 

Posté par nadlanaiade à 23:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 29 mars 2020

Jour 9 Femmes verticales

Chaque jour se lever. Vivre sa journée comme si c’était la première et la dernière. La première pour la joie de s’éveiller, de découvrir, de s’émerveiller… La dernière parce que cela lui donne de la consistance et de la valeur. Si ma journée était une vie, qu’est-ce que j’aimerais avoir vécu avant de m’endormir ? Chaque jour se lever, se redresser. Vivre ma vie debout, une vie verticale. Se donner quelques règles de confinement; ne pas trainer toute la journée en pyjama, me parfumer, me coiffer tout en sachant que je mettrai mes cheveux en bataille bientôt parce j’irai forcément au sol pour m’offrir un temps de mouvement, à tout prix me donner un temps d’exploration intérieure, préparer des petits-déjeuners et des repas qui enchantent nos sens et nos cœurs, danser, et ne pas permettre aux tensions de s’installer, un cadre mais de la souplesse, plus que jamais trouver le chemin de l’humour, du lâcher-prise, de l’écoute, de la créativité. Si ma journée était une vie, quel serait son axe ? Qu’est-ce qui me donne l’impulsion de me redresser ? Le désir, un feu intérieur ! Ce feu, le confinement n’a pas le pouvoir de l’éteindre, à condition que j’en prenne soin. Le hasard a voulu que ma soeur de coeur me donne le flambeau. « Femmes verticales » Je pense à la colonne, c’est à travers elle que nous vivons corporellement notre verticalité, notre axe…La solidité et la souplesse de la colonne tient à la multiplicité et la diversité des maillons qui la composent. Une colonne, des vertèbres. Une vie, des vécus. Une femme, des femmes. Continuer d’exercer mon métier en inventant une autre forme parce que cela nourrit mon feu, partager des rires et de la tendresse avec mes enfants parce que cela nourrit mon feu, aimer parce que cela nourrit mon feu, me souvenir, garder le lien avec ma famille et mes amis parce que cela nourrit mon feu, écrire parce que cela nourrit mon feu, pleurer aussi, avoir peur, être en colère, perdre espoir pour le retrouver,parce que si ma journée était une vie, je voudrais l’avoir vécu pleinement, et avoir rencontré tous les maillons de mon axe, même les plus vulnérables. « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. »  Chaque jour, j’ai rendez-vous avec ma vie. Et c’est une vie de femme, une vie en résonnance avec d’autres « femmes verticales ». Chaque jour se lever, se redresser, et goûter à notre verticalité partagée.

Aude, 38 ans

Posté par Turquesa à 19:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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samedi 28 mars 2020

Jour 8 22h22

12h12… Je suis dans la cuisine et je lève la tête… je souris… Il est précisément 12h12 ! LE mot-clef qui m’a été transmis. Une heure qui me raconte assez le confinement. Parce qu’elle semble irréelle, comme en dehors du temps, parce qu’elle semble arrêtée, stoppée, et comme si elle allait se répéter indéfiniment, comme si elle voulait nous dire quelque chose de l’instant. 12H12. Dans ma tête arrive alors « 22h22 ». C’est la première chose à laquelle j’ai pensé en lisant la proposition de Pepita ! Chez moi cette heure a un sens particulier. 22h22. C’est une heure qui me relie à ma grand-mère, la mère de ma mère, l’heure à laquelle elle s’est éteinte… 

C’est étonnant de penser à elle en ces temps de confinement, elle qui n’est plus là, qui n’est pas là pour vivre ça, mais elle qui a vécu un autre confinement. A une autre époque. Un moment où le monde était en guerre, au sens littéral du terme. Un temps où le confinement des familles se faisait plus généralement dans les caves que dans les résidences secondaires. Une période pendant laquelle il fallait rester caché(e). Bref, pas tout à fait ce que nous connaissons aujourd’hui. C’est d’ailleurs ces récits de ma grand-mère qui me viennent en mémoire et qui me font lever les yeux au ciel lorsque j’entends notre président user et abuser de cette notion de guerre. Nous sommes face à notre condition de mortels, ça oui, dans une nécessité absolument de remise en question, face à la question du sens de nos vies, mais nous ne sommes pas EN GUERRE ! Ça non ! Celle qui se rappelle à moi à 22h22 pourrait le lui dire. Pour être engagé(e) dans une guerre, il faut avoir un ennemi. Un virus n’en est pas un. C’est en revanche un organisme vivant qui s’est invité au sein de l’humanité et qui pose la question de notre capacité de résilience en tant qu’espèce et qu’organisation sociale… Aaaaaah la RESILIENCE ! Nous y sommes ! La capacité d’un individu ou d’un groupe à résister à un choc, à se remettre d’un traumatisme.

Ce mot me ramène à nouveau à elle… 22h22. Parce que je crois que c’était une de ses forces. Parce que je crois que c’est une chose particulièrement développée au sein du féminin. Quelque chose qui se transmet de génération en génération de femmes. Nous héritons je crois, avec notre chromosome X, de cette capacité de résilience incroyable, une force qui nous a permis de tous temps de nous tenir debout, femmes verticales !

Qu’est-ce que j’aime le féminin, bordel ! :D

 

19h19. Je m’apprête à signer ce texte, souriant à l’idée de voir réunies en un pseudo deux de mes autrices chéries, deux reines de la verticalité au féminin !

 

Siri Huston.

Posté par Siri Huston à 19:41 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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vendredi 27 mars 2020

Jour 7 couleur/coule heure

Aujourd'hui est une journée verte. Pas vert sapin non... pourtant les infos nous abreuvent d'informations qui "sentent le sapin" à plein nez. Aujourd'hui est une journée vert andalou, un vert lumineux joyeux solaire.

Aujourd'hui j'ai taillé mon olivier qui vient du bled, celui que j'ai ramené d'Andalousie et planté ici en France, terre d'accueil de mes parents fuyant le franquisme.

Aujourd'hui j'ai coupé ses branches pour la première fois et comme une conne j'ai pleuré...Pas des larmes de tristesse non...des larmes qui remontaient via les racines, des larmes saveur citron, comme la jarre glacée de citronade maison que l'on sortait du frigo aux heures chaudes de l'après-midi quand il fallait rester confiné en attendant que les rayons du soleil s'apaisent...

Aujourd'hui j'ai compris combien j'étais reliée à mon olivier qui lui-même était relié à la terre, la seule, l'unique, qu'importe les pays, qu'importe les régions, qu'importe les frontières, invention humaine que tout cela...Elaguer Elaguer Elaguer.

Posté par Pepitamicorazon à 18:04 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Roue libre

 

Roue libre où me mènes-tu !

Ou m'amènes-tu ? Où t'amènes-tu ? Dans un monde peuplé de devoir faire sans savoir-être - faire que le temps soit plein, utile, généreux de production - quelles productions !? Croissance, croyance, progrès, progression - évolution de l'humus habité par l'homme digne de ce non-dit de l'existence, absurde quand on pense à avant toutes choses. Humanité qui es tu ?

Dans quel état gère - pardon j'ère ! Trouver au fond, au fond rester - écrire en frappant des lettres sur un clavier plein de miasmes menaçant ma vie - mon soufle... Ecrire sans la main, du bout des doigts - trace numérique sans trace d'existence.

Les autres pareils dénominent, acteurs communs, la situation de confinement (frontière) - ce passage du néant dans nos vies arrêtées. Mais non ! Vies reprisent en pleine poire pour la soif du divin de transformer nos mondes. (Et pourquoi pas) - Mais on - (est un con) - n'a pas l'habitude de se vivre seul, de devoir seul trouver l'occupation. C'est l'occupation (la guerre) -  nous sommes occupés par le temps, il veut qu'on pense à lui - il veut qu'on l'apprécie, il veut qu'on le sente passé qu'on le fasse fleurir de nos créativités avec notre courage.

Il s'étale longuement sur le corps des journées. Il coule langoureusement sur les heures confitent au confint de l'espace

Qui fait la roue ? Où est le moteur - l'énergie du dedans de chacun si ce n'est au cœur ! Aimer ça fait du bien - l'âme avec un i pour animer. Mais couper moi la tête. Cet accent circonflexe qui chapote (ou sabote ?) tout.

Vive cet élan vital à poil habituellement et des siècles durant habillé de sornette.

L'âme avec un i pour arrimer au cœur le flot divin qui propulse avant toute chose pour méditer la vie.

Vient donc me rendre visite pendant qu'on y est ;-)

Soyons con mais finement !

Nouveau_monde

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Posté par kinou66 à 16:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 26 mars 2020

Jour 6 Le temps passe

Oui, le temps passe ! Car ça fait treize heure depuis minuit que le temps a recommencé de faire tourner les horloges de France . Que peut-on faire contre le temps qui passe, rien . Mais, alors, que faire ? Moi, je rêve... car les rêves n’ont pas cette limite qu’est le temps. En fait, les rêves n’ont aucune limite ! Pour nous humains, les rêves reflètent cette réalité qu’est la vie. Parfois, ils la reflètent tant, que ces rêves rentrent au plus profond de nous, jusqu’à atteindre notre cœur ! C’est pour ça qu’il faut profiter de ce confinement pour rêver !  

En couleurs

Bilie 10 ans

Posté par shimy shi à 17:47 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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